NAHO
NAHO

Le Vivant d'abord.
Malgré tout, encore.

NAHO est un espace de repos, de présence, de réflexion et de création. Il existe pour sortir des injonctions de performance, ralentir, sentir, et retrouver un autre rapport au monde.

Des textes, une voix, de la musique. Un territoire qui pousse lentement, loin du bruit des réseaux sociaux, loin du bruit du dehors.

à suivre, doucement
I

Un contre-espace

Le nom vient du japonais classique なほ (naho), qui porte l'idée d'encore, toujours, malgré tout. Il n'a pas été choisi pour sa sonorité, mais pour ce qu'il affirme : la persévérance tranquille de ce qui continue à vivre, malgré l'accélération forcée.

Le monde pousse à aller vite, à produire, à se conformer. NAHO ouvre un espace pour ralentir, sentir, penser et créer autrement, un contre-espace face à la logique de performance, où respirer ne demande aucune justification.

Ici, le repos porte un sens nouveau. Il redevient la condition pour rester vivant, loin de la seule fonction de produire.

Ce vivant déborde de la sphère intérieure. Les canicules qui reviennent chaque été, le dérèglement climatique qu'on referme vite derrière la seule question du pouvoir d'achat, disent la même chose : regarder ailleurs coûte cher, à soi comme au monde. NAHO prolonge cette question vers une écologie personnelle, la consommation, l'habitat, le rythme du travail, comme un prolongement naturel du retour à soi, loin de tout programme figé.

Ralentir pour s'épanouir. Sentir l'interconnexion au vivant plutôt que la penser. Oser être soi, quitte à ce que cela s'exprime, certains jours, par une colère saine.

Le silence a sa place, à côté du mot.

II

Ce qui existe déjà

NAHO se construit comme un territoire à plusieurs formats. Voici ce qui existe, aujourd'hui, et qui continue de grandir.

Textes et notes

Des textes longs, au rythme des idées qui se déposent, et des notes courtes, spontanées, écrites selon les humeurs, selon ce que la société renvoie, et l'envie du moment. Tout cela s'écrit sur Substack.

Une voix

Un podcast reprend mes méditations guidées, mes fragments de vie et mes audios introspectifs, que l'on retrouve d'abord sur Insight Timer. Une même voix, sur deux espaces.

Musique

Des créations sonores, pensées pour accompagner un moment de présence, plutôt que pour le remplir.

Un premier livre

Pensées & Lumière rassemble des mots antérieurs à NAHO, qui en annonçaient déjà, sans le savoir, la direction.

IV

Une trajectoire vivante

NAHO a vocation à grandir dans le temps. Plus de textes, de réflexions, d'ebooks et de livres. Plus d'audios, plus de musiques. Des conférences en ligne d'abord, puis, à mesure que ce territoire trouve sa visibilité et son public, des rencontres en présentiel, dans des formats aussi libres que possible. Je reste preneur de ces occasions-là, dès qu'elles se présentent.

Au-delà de ce qui existe déjà (les audios, les lectures, les livres et ebooks, les musiques), une offre de cours se prépare sur Payhip : des modules à suivre pas à pas, aux côtés des audios longs, des écrits et des futurs produits numériques.

À moyen terme, l'ambition est claire : devenir une maison d'édition indépendante, pour porter cette parole dans la durée plutôt que dans l'instant d'une publication.

Rien de tout cela n'est un objectif chiffré, ni un calendrier fermé. Je me laisse porter par ce que la vie propose : certaines choses grandiront, d'autres évolueront, d'autres encore ne verront peut-être pas le jour. C'est une direction, tenue avec patience.

Le vivant ne se force pas. Il se rejoint, doucement.

V

D'où vient cette parole

Steve Dubois, portrait

Ce monde intérieur existe depuis l'enfance. Un globe terrestre lumineux que je faisais tourner la nuit. Des timbres du monde entier, feuilletés comme un atlas miniature. Un clavier électronique, sur lequel j'assemblais mes premières notes dès l'âge de huit ans, porté par la musique de Jean-Michel Jarre, organique, spatiale, intemporelle, sans mots, que chacun pouvait s'approprier à sa façon : pour voyager, se faire du bien, se reposer, réfléchir, simplement se relâcher. Je crois que l'écriture et la musique m'étaient destinées depuis très tôt, même si j'ai mis longtemps à me l'avouer.

Longtemps, un syndrome de l'imposteur m'a tenu à distance de ma propre place. J'ai emprunté beaucoup de chemins différents avant de revenir à cette source qui me définit, une source que la vie, à travers moi, continue de proposer plutôt que d'imposer.

L'enfance et l'adolescence se sont passées dans une maison en pleine campagne, au milieu du vignoble. J'étais plutôt casanier, du genre à regarder le monde par la fenêtre plus qu'à courir dehors, mais la nature était déjà là, tout près, dans le jardin et les vignes où j'aidais mon père, les week-ends et les vacances. Le développement personnel, puis la spiritualité, sont entrés tôt dans mon parcours, portés en partie par l'environnement familial.

Avant NAHO, il y a eu une dizaine d'années de salariat, puis un choix d'indépendance qui dure depuis près de vingt ans. En 2021, une reconversion s'est amorcée du côté du bien-être. Puis un choix plus radical s'est imposé : revenir à ce qui m'anime depuis toujours, au-delà des attentes de marché et des postures qu'on prête à un accompagnant.

D'autres traversées ont marqué la route : être gay, un licenciement abusif, une liquidation judiciaire, une rupture familiale. Je ne les raconte pas ici pour dramatiser un parcours. Elles disent seulement d'où part cette parole : du réel, d'un vécu, d'une sensibilité qui continue de chercher sa route.

Aujourd'hui, la posture que je tiens est celle d'un écrivain, d'un auteur, d'un compositeur, d'un conférencier, d'un créatif. Un sens artistique, une sensibilité aux choses, qui m'animent depuis tout petit et qui restent mon moteur au quotidien. Pas la posture de quelqu'un qui détiendrait une vérité à transmettre, ou un chemin tout tracé vers la guérison. Il me reste des zones à comprendre, des tensions à traverser, une humanité en cours.

Ce qui me travaille depuis toujours : une critique de la société capitaliste et productiviste, le désir d'un monde plus beau et plus habitable, l'intérêt pour les peuples premiers, l'émerveillement devant les choses simples, le droit de ralentir, de me reposer, de recréer, de sortir des injonctions extérieures et intérieures.

Steve Dubois

Le vivant, d'abord.

Malgré tout, encore.

NAHO grandit lentement, nourri par des textes, une voix, des créations sonores, et par l'attention portée à ce qui reste vivant, en soi et autour de soi.

Je signe une partie de ces textes, de ces paroles, de ces créations sonores. NAHO n'est pas moi seul : c'est le territoire que j'alimente et fais grandir dans le temps.

n a h o